Le plateau des possibles

1.700 m² / 1.969.000 €HT

Maître d’ouvrage CIRMAD

Equipe (base Mop)
180 degrés / R&R thermique / IBC / DMB construction durable / Plein Air Paysage / Emacoustic

Programme 24 logements en accession sociale, dont 8 logements co-conçus
avec les futurs habitants et 16 évolutifs à la carte, co-conception des espaces communs (plateau partagé, cabanon, jardin suspendu, cheminements)

Livraison 2021

Fiche projet

Arrivant en dernier sur la ZAC, le bâtiment de l’îlot 6.6 nord doit s’ancrer fermement aux bâtis alentours et au paysage pour s’inscrire dans la continuité du quartier.

Amorçant le dialogue avec son environnement, le bâtiment de logements est implanté en suivant l’inflexion de la construction de l’îlot 6.5 (au nord de la parcelle), laissant ainsi une respiration vis-à-vis de l’avenue Saint-Exupéry.

Ce projet est l’occasion de relier l’écoquartier Terre Sud avec son paysage environnant, et notamment sa zone de maraîchage et le parc de Mussonville. L’objectif est de réaliser un aménagement paysager qui soit «utile» pour les résidents, à l’image du pragmatisme des aménagements qu’on retrouve dans nos campagnes.

Le projet de paysage consiste à jouer avec cette image de ville jardinée en proposant des espaces appropriables et «jardinables». C’est une part «non finie» du projet qui consiste à réserver un espace partagé «suspendu» sur le plateau bois au dessus du parking. Nous proposons à ce stade une image «figée» de jardins partagés, mais la forme, la fonction comme les proportions seront discutées avec les premiers résidents. Si cette fonction de jardinage n’est pas retenue, les plantations pourront être seulement horticoles. On pourra également avoir d’autres usages en fonction des souhaits des résidents.

La pérennité d’une architecture est liée à la capacité de ses habitants à la cerner, la comprendre, et par là, à l’aimer, l’entretenir et l’améliorer. C’est pourquoi nous proposons des projets qui peuvent accueillir un chantier partagé. Un chantier de l’appropriation et de la construction des singularités, qui se déroule conjointement au chantier réalisé par les entreprises. Il est fait de multiples tâches et processus, dont aucun, pris isolément, n’a beaucoup d’importance, mais qui, additionnés au fil du temps, peuvent avoir de grands effets sur le lieu.

De menues constructions, des dépendances, des abris, des stocks, des plantes et même des objets ou meubles divers et variés qui ponctuent l’espace ici et là, deviennent partie intégrante de l’architecture des lieux et lui donnent toute sa matière et son sens.

Il s’agit pour nous d’ouvrir le projet aux interventions individuelles, d’intégrer dès la conception une notion d’inachevé, de considérer que le chantier n’est qu’une étape et qu’il ne fournit qu’un support pour une autre production.

C’est l’idée du « deuxième chantier » qui est source d’économie, de convivialité, de créativité. J’ai participé de mes mains au lieu dans lequel je vis, je me reconnais dedans.
Je deviens ainsi responsable du lieu où je vis.

Nous voyons à travers cette implication citoyenne un pas vers plus d’autonomie pour le plus grand nombre, permettant que perdurent les espaces habités.