009 scènes de rue

Dauphins architecture bordeaux, Agence d'architecture à Bordeaux

Programme : Construction d’un théatre et de deux scènes de rue
Commande : diplôme [dir. B.Lodolini et O.Brochet architectes DPLG ]
Superficie : 3 000 m²
Situation : Bordeaux, France
Livraison : 09 mars 2007 – Mention très bien, exposé à l’ENSAP Bx

«… Avec ses rues, ses places et ses édifices publics, la ville est le plus vaste lieu de spectacle. Mais en dehors de bâtiments spécifiques, théâtre au palais des sports, ce lieu est aujourd’hui désaffecté. Pour l’imaginer en activité, il faut venir que d’un siècle en arrière.

Fut un temps, les uns laissaient leurs échafauds sur une place, les autres repeignaient les façades pour une fête patronale, élever une scène provisoire au croisement de deux rues ou utilisaient un jeu de paumes comme théâtre. Parader n’était pas le privilège des farceurs et des charlatans. Tout ce que la cité avait pour ordonnance défilée bien en vue de la population de points dignitaires politiques et religieux, associations, corporations, etc. pour eux, le calendrier était une succession de manifestations utilisant l’espace urbain correspondant à l’objet fêté ou commémoré.

La scénographie des spectacles se substitue à l’architecture des salles ; c’est le cas des espaces dits « à transformation ». Cela est bon et rappelle les pratiques de la renaissance. Or de ces bâtiments, il y a la ville qui s’éveille. Ces élus de toutes tendances découvrent que les administrés ont moins besoin d’un interdit que de saltimbanques pirouettant sur les parvis. Les urbanistes devraient imaginer chaque espace d’une ville comme étant, un soir, celui d’un plaisir, celui d’un spectacle.

Que vouloir pour les lieux du spectacle ? Certainement de la liberté et de la folie ! Liberté des esprits et folie des idées. Liberté d’utiliser tous les lieux, n’importe quel lieu sans que le rôle de trouble-fête soit tenu par l’administration. Architectes, imaginez les plus folles scènes, aménagez des appartements en théâtre et fermez des rues pour y donner des concerts, oubliez qu’il existe un ordre qui distingue l’ officiel du marginal, car la création d’un théâtre marginal, pour une société idéale, ne devrait être qu’officiel…. »

Christian Dupavillon