0014 livres sculptures matières d’éloge

Dauphins architecture bordeaux, Agence d'architecture à Bordeaux

Programme : Une tour des livres et un pavillon d’exposition
Commande : Diplôme [dir. J.Brodeur et B.Lodolini architectes DPLG ]
Superficie : 5 000 m²
Situation : Bordeaux, France
Livraison : 07 juin 2007 – Mention très bien, exposé à l’ENSAP Bx

A l’articulation de l’avenue Thiers et du projet de friche urbaine, une tour répond aux usages du livre. Ce projet architectural parle à la ville. Son implantation répond à l’usage et au rôle symbolique d’un nouveau centre. En écho à la tour Saint-Michel, ce repère, perceptible des rives de la Garonne, invite à s’en approcher. Il redéfinit la perception de la rive droite. Cette émergence, par son gabarit et sa position urbaine, entre dans la création d’un miroir contemporain de la rive gauche. La tour se positionne symboliquement comme le point de vue duquel on envisageait la ville au dix neuvième siècle. Les gravures anciennes auraient alors été prises de son sommet. L’implantation de la tour dans l’axe de la rue de la Rotonde s’inspire du fonctionnement de la place des Quinconces, où la colonne des girondins est dans l’axe du cours du Trente Juillet où les allées de Los Angeles contournent le monument. Cette déviation de la voirie installe une hiérarchie claire entre la rue et le bâtiment. Le stationnement des véhicules et l’accès des camions à la tour sont gérés dans un vaste parking souterrain qui lie le bâtiment à la frontalité côté avenue Thiers. Cette forme enterrée permet de libérer la friche de la question automobile. L’accès piéton perpendiculaire à l’avenue Thiers, axe majeur du projet, lie le bâtiment au réseau de tramway. Le front bâti tient un espace orthogonal qui marque l’arrêt des plantations artificielles. Ces dispositifs d’insertion urbaine visent à créer un effet de confusion dans l’échelle, accentué par l’absence de repères verticaux à proximité de la tour. La tour est désaxée par rapport au fleuve, préférant préserver l’orthogonalité de l’avenue Thiers. Cet alignement marque sa relation au quartier. Elle offre la frontalité de sa façade au quartier et son arête à la ville. Malgré sa forte liaison avec l’avenue Thiers, elle entretient un rapport particulier avec l’étendue de la friche. Implantée dans l’enceinte, elle garde les lieux, donne un sens au vide. Un parcours du parc au quartier de la tour définit un accès secondaire. Un ensemble de traverses vient à la rencontre de cette balade pour amener à la porte de la tour qui signale l’entrée de la friche.