0013 la qualité du chaos japonais
Programme : Requalification urbaine, une médiathèque et 150 logements à Kyoto
Commande : Diplôme [dir. X. Leibar et F. Darricau architectes DPLG ]
Superficie : 30 000 m²
Situation : Kyoto, Japon
Livraison : 07 juin 2007 – Mention très bien, exposé à l’ENSAP Bx
Par le biais d’un réaménagement urbain, une séquence d’évènements spatiaux et sociaux est agencée sur un kilomètre six cent pour former un cœur vivant qui réconcilie deux parties de ville. Sur une des artères majeures, une nature à la fois spontanée mais construite reprend ses droits sur la ville et ses tranchées que sont les grandes avenues deux fois quatre voies. Deux pôles majeurs se succèdent : une agora qui agit comme un socle social pour cette réconciliation entre ville et nature, et des butes jardins formant une forêt dense où la nature offre des belvédères sur la ville et son contexte.
Directement raccordés au projet d’avenue vivante, quatre îlots sont réappropriés par une nouvelle masse urbaine qui prend son essence dans la nécessité d’offrir du vide. Un vide qualifié, vivant, permettant les vues, le contact direct avec son environnement, la récupération de lumière naturelle ou encore le repos et la quiétude dans des espaces qui ne sont plus intérieurs mais pas tout à fait extérieurs non plus. Un vide privé dans certains cas mais collectif dans d’autres. Un vide pour le recueillement dans certains moments et pour le partage dans d’autres. Un vide pour diluer la masse urbaine et lui faire perdre de son épaisseur opaque et étouffante. Un vide qui tisse des liens entre personnes et espaces.
En creusant la masse urbaine existante le projet pollinise, avec des bâtiments aérés, certaines franges sélectionnées. Ainsi des micros tours légères, à l’échelle de six ou sept logements, prennent la place d’édifices lourds et massifs. Des passages pavés couverts ou ouverts sont agencés pour accéder au cœur des îlots où la végétation a repris ses droits pour offrir aux riverains des espaces de rencontre. Des cheminements entièrement publics serpentent au travers du quartier et offrent des accès aux quelques terrasses publiques agencées comme des belvédères sur l’environnement.
